Charte  AccueilAccueil  PortailPortail  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Pour supprimer la bannière de publicité ci-dessous, imposée par notre hébergeur, vous pouvez télécharger le logiciel libre
adblock

CE FORUM EST DESORMAIS EN ARCHIVE (lecture seule).
MERCI DE VOTRE COMPREHENSION

Partagez | 
 

 Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
violette



Féminin Nombre de messages : 7188
Localisation : Tout près de vous
Date d'inscription : 22/10/2005

MessageSujet: Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?   Lun 03 Juil 2006, 1:59 pm

L’empoisonnement du sol par les additifs artificiels a commencé au milieu du siècle dernier, Justus VON LIEBIG, le chimiste allemand « père de l’agriculture chimique » en est l’inconscient responsable.
En observant une plante qu’il venait de brûler, il avait conclu, à tort, que les éléments présents dans les cendres, azote, phosphore et potasse, ou carbonate de potasse, nourrissaient les végétaux. C’est encore de nos jours, cette triade NPK qui règne sur l’agriculture chimique.

LIEBIG présenta sa découverte dans de nombreuses publications et les produits chimiques connurent rapidement un développement commercial très lucratif. Séduits pas la publicité, les agriculteurs du monde entier devinrent dépendants des mines allemandes pour la fourniture des sels de potasse, appelés « chlorure de potasse ». Sans ces sels, affirmait la réclame, leurs terres deviendraient stériles…

Quand la première guerre mondiale interrompit les exportations allemandes, les prospecteurs recherchèrent des gisements dans le sol américain et les compagnies américaines se lancèrent dans une exploitation rapide de ce filon lucratif.

La quantité d’acide phosphorique trouvée dans les cendres de sa plante avait également conduit LIEBIG à la conclusion que le phosphore était indispensable. En traitant des os avec de l’acide sulfurique, il créa ce qu’il appelait un « superphosphate ». Lorsque d’importantes quantités de phosphate de calcium (d’origine marine) furent découvertes, on mit en place l’industrie nouvelle du « fumier minéral ».

Avant LIEBIG, les sols vierges étaient très fertiles et riches en humus. On pensait avec raison, que cette matière brune et pourrissante était, à ses différents stades, la principale source d’alimentation des plantes. Mais LIEBIG attaqua cette notion avec force : il n’y avait pas l’ombre d’une preuve de l’influence de l’humus (ou de son dérivé : l’acide humique) sur la croissance des plantes, que ce fût par la nourriture ou de quelque autre manière. Le biographe de LIEBIG, William SHESTON, écrivait en 1875 : « Un homme raisonnable, écoutant les arguments et les faits présentés par LIEBIG, ne pouvait guère accepter la théorie de l’humus. »

Pourtant, dix ans plus tard, LIEBIG devait finalement admettre que le secret de la fertilisation résidait précisément dans ces excrétions organiques, non chimiques. Mais il était déjà trop tard. A ce moment là, les consortiums chimiques gagnaient déjà tellement d’argent, qu’on ne put stopper leur entreprise de destruction du sol et de tout ce qu’il porte.

Au tout début de l’âge de la chimie industrielle, le premier produit fabriqué fut l’acide sulfurique, avec lequel LIEBIG produisait encore son « superphosphate » liquide claire et corrosif, d’aspect huileux. C’est encore aujourd’hui,le produit chimique le plus vendu, car il sert à la fabrication d’une multitude d’autres substances, teintures, médicaments, papiers, pigments et explosifs. A cette époque, le deuxième produit important préparé en laboratoire à des fins commerciales, était la soude, se minéral soluble, utilisée dans les fabriques de savon et les verreries.

Mais en 1856, William Henry PERKIN, alors qu’il menait des expériences sur le goudron de houille, découvrit un colorant mauve dérivé du benzène : c’était le premier colorant à base d’aniline, qui, contrairement aux colorants naturels, résistait aux lavages. Il venait de créer, par hasard, une nouvelle branche de la chimie. En effet, Friedrich VON KEKULE, disciple de LIEBIG, fit alors ce qui fut appelé « la prédiction la plus brillante dans toute l’histoire de la chimie organique », qui lui valut d’être anobli, en établissant que le benzène, molécule cyclique, était constitué de six atomes de carbone, possédant chacun une liaison hydrogène. Les chimistes allemands entrevirent les combinaisons infinies qu’ils pouvaient créer dans leurs tubes à essais en unissant le carbone à l’azote, à l’hydrogène, au soufre, au chlore etc… Cela annonçait l’âge d’or des apprentis sorciers de l’ère chimique.

Les médicaments vinrent rapidement s’ajouter aux stocks des grandes compagnies industrielles, les producteurs suisses et allemands de colorants ayant découvert une pharmacopée sans limite à partir du goudron de houille et d’autres déchets. Cette pharmacopée détruisait la santé, mais elle était source de profits énormes : les Etats-Unis à eux seuls dépensaient 8 milliards de dollars chaque année pour ces prétendus médicaments. Le goudron de houille connut par la suite bien d’autres utilisations meurtrières, notamment avec l’essor des explosifs.

En 1905, Fritz HABER, un chimiste allemand, découvrit un procédé permettant de transformer les milliards d’atomes de l’air en ammoniaque liquide constituée de 82% d’azote. En 1915, il s’associe avec Karl BOSCH, ingénieur allemand, pour dresser les plans de la première usine d’ammoniaque synthétique du Reich. Cela donna au haut commandement allemand la possibilité de conduire la guerre souhaitée par le Kaiser. Guidés par un patriotisme tout intéressé, les firmes allemandes de colorants s’associèrent pour produire des explosifs, des engrais chimiques, des médicaments et, en prime, des gaz toxiques qui firent 800 000 victimes lors de la première guerre mondiale…

A la fin des hostilités, les énormes quantités de gaz inutilisées furent employées contre les insectes, à grande échelle et avec les mêmes techniques que celles conçues pour tuer les hommes. Des quantités de plus en plus importantes d’azote furent ainsi répandues à tort et à travers sur les cultures. Leur résistance aux insectes s’en trouva rapidement diminuée et le cycle infernal que nous connaissons fut mis en route. D’un côté, les bénéfices de quelques uns ne cessaient d’accroître, et de l’autre, le sol et la nappe phréatique étaient empoisonnés.

Les firmes allemandes, avec l’argent de leurs partenaires américains qui avaient eux aussi réalisé d’énormes profits pendant la guerre, s’associèrent en 1925 pour former l’I.G FARBEN qui devint très vite la plus grande entreprise européenne de produits chimiques. Ces conglomérats fournirent par la suite des fonds à HITLER pour réarmer sa Wehrmacht « rempart contre les Soviets ». C’est donc grâce au pétrole de la Standart Oil de New Jersey que le führer put faire entrer ses tanks en Pologne et déclencher la seconde guerre mondiale…

Et pendant que les G.I risquaient leur vie pour mettre fin à cette guerre, I.G FARBEN, grâce aux esclaves qui lui fournissait HIMMLER, produisait un gaz toxique pour exterminer des millions de victimes.

Les grandes firmes américaines de la pétrochimie avaient déjà connu une expansion sans précédent pendant l’entre deux guerres. Mais avec la seconde guerre mondiale, leur profit fut encore plus grand, grâce à l’ammoniaque, on lança un million de tonnes de bombes sur l’Allemagne, contraignant les contribuables américains à verser des millions de dollars dans les caisses de ces firmes pour la fabrication de ces bombes. L’Amérique a payé de son sang, aussi bien que de son argent, la cupidité de ces compagnies. A la fin des hostilités, ces 18 nouvelles usines d’ammoniaque durent trouver de nouveaux débouchés : avec les profits réalisés pendant la guerre, elle produisirent donc encore plus d’engrais que les fermiers déversèrent dans leurs champs, tuant ainsi la poule aux œufs d’or…

L’un des polluants les plus toxiques jamais inventés, le fut par un chimiste suisse, Paul MULLER. A l’origine, ce produit dérivé de l’industrie de guerre devait protéger les G.I contres les épidémies de poux, les puces et autres parasites. Tout droit sorti des tubes à essais, le DDT était l’insecticide le plus puissant jamais vu. Les paysans l’utilisèrent pour augmenter les récoltes et la rentabilité. Aux Etats-Unis, après la guerre, on utilisa le DDT comme on aurait utilisé de l’eau, jusqu’à ce que la toxine s’infiltre dans l’organisme des animaux et des humains.

Partout, la grande industrie chimique réinvestissait les bénéfices de guerre pour atteindre une croissance inégalée, toujours à la recherche de pesticides à large spectre. Les paysans se lamentaient devant des récoltes de piètre qualité et de cultures qui, affaiblies par l’emploi excessif des substances chimiques, attiraient toujours d’insectes. Ils se tournaient donc de plus en plus volontiers vers les nouveaux produits chimiques et c’est avec complaisance que les firmes sortirent de nouveaux produits, pour la plupart des hydrocarbures chlorés similaires au DDT, tels que le chlordane, l’heptachlore, la dieldrine, l’aldrine, l’endrine et des « phosphates organiques » tels que le parathion et le malathion.

Pour améliorer leur rendement, les agriculteurs américains changèrent leur mode de vie. Ils passèrent de l’agriculture de subsistance à l’entreprise commerciale, investissant des sommes astronomiques dans de nouvelles terres et de nouveaux équipements, s’endettant lourdement pour acquérir des engrais, des insecticides, des herbicides qui empoisonnaient le sol, tuant les micro-organismes, retardant la croissance des plantes tout en favorisant les maladies dégénératives chez l’animal et chez l’homme….


Jean Peneaud[/i]

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.cuisiner-autrement.com
Sel



Masculin Nombre de messages : 563
Age : 60
Localisation : Meuse
Date d'inscription : 30/01/2006

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?   Mar 04 Juil 2006, 1:19 am

Triste réquisitoire de l'empoisonnement progressif de la terre en vérité ! Et encore, on ne parle pas des éléments radioactifs bien plus pernicieux qui empoisonnent encore bien plus sur une plus longue durée ! N'oublions pas que le taux moyen de radioactivité naturelle sur le terre a augmenté depuis plusieurs dizaines d'années, alors qu'il était stable depuis des milliers de siècles !!! Crying or Very sad
Revenir en haut Aller en bas
http://marlac.free.fr
violette



Féminin Nombre de messages : 7188
Localisation : Tout près de vous
Date d'inscription : 22/10/2005

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?   Mar 04 Juil 2006, 8:53 am

Oui c'est vrai Monsieur Sel, mais à l'irradiation, nous les simples humains n'y pouvont rien, par contre, l'utilisation des pesticides et autres "ides" est bien de notre ressort. Si tous les consommateurs refusaient de manger ces "saloperies", si nous nous comportions tous en consommateurs responsables de nos achats et refusions en masse d'acheter "leur merde", ils seraient bien obligés de se plier à nos lois et non nous aux leurs ! Les grandes surfaces ne feraient plus leurs chiffres astronomiques et les petits magasins bio fleuriraient de partout !
Il faudrait également que les producteurs bio refusent de vendre leurs produits à ces "ordures" qui ont contribué à leur déclin. Mais l'homme a tendance à reproduire ses erreurs et à toujours tomber dans le piège de la facilité.
Même sans salaire, je continue d'acheter bio, de me battre avec ma banquière qui me dit que je n'ai pas les moyens d'acheter bio, et je vais me battre pour ne pas être obligée de céder à la pression du compte en banque tout simplement parce que je suis à découvert. Je préfère payer des agios (je sais c'est ridicule aux yeux du plus grand nombre) que de revenir faire mes courses chez Leader Price... Plutôt crever de faim ou manger les pissenlits de mon jardin. Ils me seront toujours plus bénéfiques que les "cochoncetés" chimiques et irradiées des grandes surfaces !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.cuisiner-autrement.com
Sel



Masculin Nombre de messages : 563
Age : 60
Localisation : Meuse
Date d'inscription : 30/01/2006

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?   Mar 04 Juil 2006, 7:38 pm

C'est une petite profession de foi du bio, mais elle est super bien, Violette ! Idea
Tu nous montres là ta grande ténacité ! :top:
Revenir en haut Aller en bas
http://marlac.free.fr
violette



Féminin Nombre de messages : 7188
Localisation : Tout près de vous
Date d'inscription : 22/10/2005

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?   Mar 04 Juil 2006, 7:45 pm

Coucou Monsieur Sel, ça va ?

Oui pas facile d'être tenace, mais au moins j'essaie de tenir la route dans mon combat... Si je me comportais autrement, j'aurai l'impression de ne pas être honnête vis à vis de mon discours Wink

L'avenir me dira si j'avais raison :langue:

Et madame Sel, est ce qu'elle a fait ses lentilles roses Question

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.cuisiner-autrement.com
Sel



Masculin Nombre de messages : 563
Age : 60
Localisation : Meuse
Date d'inscription : 30/01/2006

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?   Mar 04 Juil 2006, 7:54 pm

Hello Violette ! Oui tout est ok !
Et pour toi ? Ca va aussi depuis que tu as quitté ton boulot ? J'espère que d'autres soucis n'ont pas remplacé à force égale ceux que tu subissais auparavant ? Crying or Very sad
Pour les lentilles roses, madame Sel vient de me dire que c'est pour demain soir ! :langue:
Par contre, elle aurait voulu ta tarte au fraise d'il y a quelques jours ! I love you Et merci pour les recettes ! :top:
Revenir en haut Aller en bas
http://marlac.free.fr
violette



Féminin Nombre de messages : 7188
Localisation : Tout près de vous
Date d'inscription : 22/10/2005

MessageSujet: Re: Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?   Mar 04 Juil 2006, 7:58 pm

Oui Monsieur Sel, ça va merci aussi, je suis heuuuuuuuuuuureuuuuuuuuuuuse depuis que j'ai quitté mon boulot, et un peu stressée de ne pas savoir de quoi est fait demain. Mais je préfère cette douleur là, que celle que je vivais là bas !

Bon, j'espère que les lentilles seront réussies, n'oubliez pas que ça fait de la purée, donc ne pas s'affoler et penser qu'on a raté le plat.

Pour la tarte, je vais mettre la recette dès ce soir, j'ai vu que Maya m'a demandé des recettes, je ferai tout ensemble Wink

Allez, je vous laisse au coin de votre ventilateur :top: en espérant que la fraîcheur de la nuit va tomber vite

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.cuisiner-autrement.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?   Aujourd'hui à 8:48 am

Revenir en haut Aller en bas
 
Un peu d'histoire ou comment en sommes nous arrivés la ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Sommes-nous faits pour travailler ?
» Débat : Sommes-nous égaux devant le bonheur? Croire rend-il heureux?
» Sommes nous manipulés ?
» Contraception pendant l'allaitement... et après
» Grèce : Tonneau des Danaïdes ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Le Bio, la Vie :: LA SANTE :: SANTE ! :: VACCINS, METAUX LOURDS, pesticides-
Sauter vers: