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 Les allergies en général

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violette

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Date d'inscription : 22/10/2005

MessageSujet: Les allergies en général   Ven 11 Nov 2005, 5:20 pm

source : Bio contact d’avril 2001

L’allergie est à la fois une maladie de notre époque et une affection de tous les temps. La multiplication de ces manifestations fait qu’elle est parfois difficile à cerner. Une chose est certaine : elle est en progression constante comme le montre l’augmentation de l’asthme dans les couches jeunes de la population : ceci est avant tout rapporté à l’augmentation de la pollution. Les allergies sont donc plus fréquentes et mordantes, touchant à un plus ou moins grand titre environ 35% de la population européenne et deux fois plus les enfants. C'est-à-dire qu’il s’agit vraiment d’un véritable problème de santé publique, contre lequel doivent s’unir toutes les thérapeutiques, qu’elles soient alternatives ou allopathiques, si nécessaire.

La réaction allergique

Ce terme a été crée en 1906 par un médecin autrichien, Clemens von Pirquet, du grec « allos » : autre et « ergon » : action, désignant la capacité d’un organisme à réagir de façon spécifique et anormale à l’égard d’un élément étranger. C’est un terme à l’heure actuelle très galvaudé et qui est souvent employé pour toute réaction vive et/ou inexpliquée d’un individu.
Il s’agit d’une réaction de défense certes, mais excessive et inadaptée, en quelque sorte une maladresse de l’organisme, plus ou moins explosive ou traînante. Inadaptée car dirigée contre un élément non dangereux pour l’organisme : excessive car dépassant largement son but de protection pour amener des désagréments voir des dangers pour l’individu.
C’est une déviance de la réaction de défense immunitaire, comme peuvent l’être par exemple une insuffisance des défenses immunitaires ou les mêmes défenses, luttant contre les propres composants de l’organisme (maladies autoimmunes). Il s’agit donc d’un dérèglement fonctionnel de l’immunité et l’on peut dire que le syndrome allergique rentre à ce titre dans le cadre des maladies fonctionnelles.

Le terrain allergique

- Vu par l’allopathie ou la médecine classique
Le terrain allergique ou atopique, c’est la propension qu’a un individu à développer des réactions anormales de type immunitaire contre certains produits à priori non dangereux pour l’organisme. Dans ce cadre, le profil allergique est celui d’un récepteur à seuil de sensibilité abaissé tant sur le plan neurophysiologique que sur le plan psycho-comportemental.
Allergie et hérédité : le gène responsable de l’allergie, récemment individualisé, occupe un site de la 5ème paire des 46 chromosomes de nos cellules. Il existe de plus des prédispositions familiales : un enfant né de deux parents allergiques à 50% de chances de l’être, un enfant né d’un des deux parents allergiques, 30%.

- Vu par l’homéopathie
La manifestation allergique est la réaction d’un organisme contre une auto intoxication endo ou exogène, par baisse des éliminations, et souvent accompagnée de troubles hépato-rénaux, bronchitiques ou neuroendocriniens. Elle rentre dans le cadre de la diathèse psorique.


- Vu sous l’angle de la médecine fonctionnelle (médecine des oligo éléments)
L’allergie entre dans le cadre du syndrome hyperréactif ou diatèse arthro-allergique. C’est une réaction d’élimination d’un organisme jeune contre l’auto-intoxication : l’oligo élément thérapeutique de référence est le manganèse.
Dans ce cadre, cette hyper réactivité est dirigée spécifiquement contre certaines substances biochimiques appelées allergènes.

Les allergènes

On désigne ainsi des substances chimiques ou bio chimiques étrangères à l’organisme, faussement reconnues comme néfastes pour l’organisme et donnant lieu à une réponse immunitaire de type allergique. Il existe, suivant leur mode d’apport à l’organisme quatre types d’allergènes :

- Les allergènes respirés ou pneumallergènes qui sont dilués dans l’air ambiant. On distingue essentiellement les allergènes d’extérieur (graminées, pollens), les allergènes domestiques ou d’intérieur (avant tout les acariens, mais aussi poils d’animaux, plume…), les allergènes professionnels (farines, poils de cheval, poussières de bois exotiques…).Quant à la poussière de maison souvent invoquée, elle n’est qu’un cocktail de tous les allergènes retrouvés à l’intérieur.
- Les allergènes ingérés ou trophallergènes. Le plus souvent d’origine alimentaire : fraise, kiwis, fruits de mer, cèleri…mais aussi médicamenteux : aspirine, certains anti inflammatoires et antibiotiques.
- Les allergènes de contact : substances chimiques, thérapeutiques ou non (allergie professionnelle), certains cosmétiques.
- Les allergènes injectés : En majorité d’origine médicamenteuse : aspirine, antibiotiques, anti-inflammatoires…mais aussi les venins de certains animaux : guêpes, serpents…
Il y a souvent une certaine cohérence entre le mode d’arrivée de l’allergène et le type de manifestation allergique : les pneumallergènes donnent des manifestations respiratoires, oculaires, les trophallergènes donnent des manifestations digestives, les allergènes injectés donnent des manifestations générales…Mais pas toujours : un trophallergène peut donner des manifestations cutanées ou générales, un pneumallergène de même. Il existe aussi des allergies croisées : l’organisme assimilant deux allergènes entre eux ou un allergène avec d’autres substances. Exemple : certaines graminées ou pollens et certains fruits ou légumes, qui vont indifféremment déclencher les mêmes réactions allergiques.

La montée en puissance de l’allergie.

La réaction allergique, même dévoyée, est une réaction immunologique : elle suit donc les règles générales de ce type de réaction. Prenons l’exemple d’un vaccin anti-microbien : pour que l’organisme ait fabriqué des anticorps en quantité suffisante pour défendre l’organisme,il faut plusieurs injections de vaccins et éventuellement des rappels.
De même, on ne fait pas une réaction allergique à un produit dès le premier contact. Il faut plusieurs contacts pour que l’organisme se sensibilise au produit, fabrique des anticorps spécifiques et qu’enfin, à la fois suivante, la réaction allergique apparaisse. On ne peut donc pas dire : « je ne suis pas allergique à tel ou tel produit, car je l’ai déjà utilisé plusieurs fois ».
Cette montée de l’allergie est sous entendue par des anticorps circulants dits « IGE » ou bien des anticorps cellulaires sécrétés par les cellules appelées lymphocytes T. Elle comporte la libération dans l’organisme de produits responsables de la manifestation allergique, telles que l’histamine ou la sérotonine.

Allergie immédiate et retardée

La rapidité d’apparition de la réaction allergique après contact avec l’allergène n’est pas constante. Certaines réactions sont dites d’allergie immédiate (elles surviennent dans les minutes qui suivent le contact avec l’allergène) sont surtout le fait de allergies respiratoires et concernent surtout les pneumallergènes. Leur « détonateur » est essentiellement l’histamine libérée dans le sang.
Les allergies retardées surviennent dans les heures qui suivent le contact. Il s’agit plutôt d’allergies digestives ou cutanées, l’allergène étant plutôt un microbe ou un champignon. Elles surviennent par l’intermédiaire des lymphocytes T ou de la sérotonine sanguine.

Les cibles de l’allergie

La réaction allergique va se traduire par des manifestations qui vont varier en fonction de la cible de cette réaction. Celle-ci pourra être un organe : l’œil, ou un tissu ou un système : l’appareil respiratoire. Ailleurs, elle sera d’ordre général : choc anaphylactique, œdème de Quincke. Tel ou tel type de cible sera plus ou moins spécifique de tel ou tel type d’antigène.

Comment la mettre en évidence

L’examen clinique appréciera le retentissement organique des crises : acuité visuelle, perméabilité nasale, capacité pulmonaire et respiratoire…
Les radios permettront de faire un état des lieux. Pour ne citer que les plus fréquentes : radios ou scanners de sinus ou de poumons.
La prise de sang va pouvoir montrer l’existence d’une hyper éosinophilie témoignant d’un terrain hyper réactif, d’une augmentation des IGE globales dans le sang et de certaines IGE plus spécifiques : pollens, acariens, plumes, poils d’animaux, poussières de maison, moisissures…
Le Phadiatop est un examen qui permet d’avoir une image panoramique en explorant les pneumallergènes les plus fréquents.
Pour les autres types d’allergies ou pour préciser les choses, on pratique des tests cutanés, soit injection intra-dermo d’antigènes dilués, soit Pricktest : scarification de la peau dans une goutte d’allergène, pour préciser ainsi à quel produit la personne est allergique et l’importance de cette allergie.
Au total, l’interrogatoire, l’examen clinique et les examens de laboratoire auront permis de préciser l’importance et le stade de la maladie allergique, se tenants et ses aboutissants et de définir une tactique thérapeutique adaptée.
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