Forum Le Bio, la Vie
Pour partager nos avis sur l'alimentation, la santé, l'information...
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
 

Un renifleur électronique pour évaluer la qualité des poisso

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Caroline
Biologique
Biologique


Sexe:Féminin
Inscrit le : 17 Nov 2005
Messages : 1154

MessageSujet: Un renifleur électronique pour évaluer la qualité des poisso   Jeu 26 Jan 2006, 12:30 pm

Citation:
Un renifleur électronique pour évaluer la qualité des poissons à la criée
AFP
[ mercredi 25 janvier 2006 - 15h09 ]


Un employé du port de La Rochelle installe des plateaux de poissons dans une machine qui détecte leur fraîcheur grâce à un nez artificiel
© AFP PATRICK BERNARD
LA ROCHELLE (AFP) - Après sept années de mise au point dans un laboratoire de l'université de La Rochelle, le "renifleur à poissons" eFish destiné à estimer la fraîcheur des prises mises en vente à la criée est désormais installé dans le port de pêche de la ville pour une série de tests grandeur nature.

Ce prototype, qui a fait l'objet d'un dépôt de brevet en 2001, a pour fonction d'évaluer électroniquement "comment une pêche se dégrade" et de fournir "une mesure objective" sur la qualité des poissons, explique Pierre Loonis, directeur de recherche au laboratoire d'informatique de l'université de La Rochelle.

"Avec les hauturiers, qui viennent par exemple d'Irlande, au bout de six/sept jours de mer, il peut y avoir un doute" sur la cargaison, et cette machine "peut aider à prendre une décision", estime Victor Rodriguez, directeur commercial du port de Chef de baie-La Rochelle, partenaire du projet eFish.

Aujourd'hui, les trois niveaux de qualité (E, A ou B) sont attribués manuellement, par des employés travaillant dès l'aube dans des conditions de température et d'humidité peu confortables.

eFish est une grande caisse en inox montée sur roulettes contenant une caméra et six capteurs reliés à une base de données informatiques qui analysent "les composés volatils produits lors de la dégradation des chairs", détaille son concepteur, M. Loonis.


Le 'renifleur de poissons' eFish est actuellement testée dans le port de La Rochelle
© AFP PATRICK BERNARD
Son développement mobilise deux chercheurs à plein temps et une dizaine de stagiaires et thésards, pour un investissement de 300.000 €, dans le cadre d'une coopération entre notamment l'université, le port de pêche, la Région, l'Europe et le ministère de la Recherche.

Pour un véritable usage industriel, la machine devra toutefois être ramenée à "la taille d'un palmPilot", explique Pierre Loonis, et surtout, augmenter la rapidité de ses analyses, qui est aujourd'hui de trois minutes par caisse de poissons.

"La qualité, c'est subjectif. Cette machine, elle est cartésienne" et peut permettre de mettre d'accord "pêcheurs et mareyeurs, qui ont des intérêts opposés", s'enthousiasme de son côté M. Rodriguez, qui pense être "à l'aube d'un changement important".

En outre, avec la mise en place depuis fin 2004 des ventes par internet, le port de La Rochelle tient là "un argument commercial", ajoute-t-il, "les perspectives sont énormes".

Reste maintenant à trouver de nouveaux partenaires: "Il n'y a plus un kopeck pour la recherche, c'est à un industriel de prendre le relais", affirme M. Loonis, qui se félicite au passage que le projet ait été lauréat d'un concours organisé par le Sénat.

A Boulogne, principal port de pêche français, on convient que cet outil "serait une aide". Mais "la qualité est quelque chose de très difficile à apprécier. Tout dépendra de l'affinage de la machine", indique Gildas Dubois, responsable de la criée, qui attend de voir fonctionner eFish pour émettre un avis plus définitif.

Mais pour l'universitaire Pierre Loonis, l'affaire est entendue. Certes, "le marché est encore inexistant, mais d'ici six mois à deux ans, il sera créé".

Et selon lui, les applications sont vastes: "Une entreprise de Nantes est intéressée par un équivalent sur la viande de poulet", sans compter qu'"on a actuellement un membre de l'équipe en Malaisie, qui travaille à une adaptation pour diagnostiquer des maladies sur les arbres utilisés pour produire l'huile de palme".


L'idéal serait que le consommateur ait accès à l'info parce qu'on ne sait jamais rien des poissons qu'on achète. Les services vétérinaires se gardent l'info...
Pourtant c'est nous qui le mangeons le poisson !
Revenir en haut Aller en bas

Un renifleur électronique pour évaluer la qualité des poisso

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Le Bio, la Vie :: UN GESTE POUR LA PLANETE :: NOTRE ENVIRONNEMENT-