Caroline Biologique

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| Sujet: Le Clemenceau s’engage dans le canal de Suez Mar 31 Jan 2006, 3:08 pm | |
| Recy-net - 23 janvier 2006 - 10:05
La saga du Clemenceau avec le Clemenceau entre dans le canl de Suez : Le gouvernement égyptien a donné son feu vert pour le passage de l’ex porte-avions français Clemenceau par le canal de Suez. La décision est tombée ce dimanche 22 janvier après une ultime mission d'inspection à son bord. Les experts venus de l'Autorité du canal Suez, des ministères de la Santé et de l'Environnement et de l'Agence égyptienne de l'énergie atomique, se sont assuré que le navire ne posait pas de danger pour la santé et l'environnement Le porte-parole du gouvernement, Magdi Radi, a dis que « conformément aux conclusions du rapport, il n'y a aucune raison, qu'elle soit maritime, environnementale ou sanitaire, d'empêcher le passage du Clemenceau ». L'ex porte-avions français est donc entré la nuit dernière dans le canal de Suez. Le Clemenceau, qui a entamé son transit dans le canal de Suez vers minuit, était déjà ce matin au sud d'Ismaïliya (nord-est du Caire). Le Clemenceau ne franchira pas le Canal en convoi, mais seul, tiré par le remorqueur panaméen qui l'a amené de Malte et escorté par un remorqueur égyptien.
Après une série de déclarations contradictoires, l'Egypte a finalement autorisé le 15 janvier le transit du Clemenceau par le canal de Suez, acceptant les arguments français selon lesquels un bâtiment militaire ne relève pas de la convention de Bâle sur le transport de déchets dangereux. Le ministère de l'environnement égyptien a donc confirmé le point de vue français comme quoi l'ex-Clemenceau, désarmé en 1997, constitue un bâtiment de guerre et le restera jusqu'à la fin du démantèlement. L'Egypte avait juste procédé à une dernière inspection jeudi dernier, pour vérifier que le Clemenceau ne présentait pas de menace pour l'environnement.
Le Clemenceau s'est engagé dans le Canal de Suez
Les prochaines péripéties au voyage du Clemenceau, vers le chantier naval d’Alang en Inde, pourraient survenir lors de son approche des eaux indiennes. Dans tous les cas le Clemenceau ne peut pénétrer avant le 13 février dans les eaux territoriales indiennes. En effet, c’est la date fixée par la Cour suprême, après qu’une commission d'experts ait rendu un premier avis défavorable à l'accueil du Clemenceau pour démantèlement en Inde.
Vendredi dernier, les associations qui militent contre le voyage du Clemenceau vers l’Inde ont été reçues par conseiller environnement du président Jacques Chirac et le porte-parole du ministère de la Défense. Elles se sont dites, dans un communiqué commun, totalement insatisfaites des réponses que l’Elysée et que le ministère de la Défense ont apporté à leurs questions. L’intitulé de leur communiqué en disait long sur l’état de déception des associations « Des victimes de l’amiante et des associations à l’Elysée - Confirmation de l’amateurisme de l’Etat français »
Andeva, Ban Asbestos, FIDH, Comité Anti-Amiante Jussieu, Greenpeace écrivent « Après leur conférence de presse, les victimes de l’amiante et les associations opposées à l’exportation du Clemenceau en Inde se sont rendues à l’Elysée pour y rencontrer le président de la République, l’informer de la réalité des dangers liés à l’exportation du Clemenceau et l’inviter à se rendre sur les chantiers de démolition d’Alang lors de son prochain voyage officiel en Inde. » « Une délégation des victimes de l’amiante et les représentants des associations ont pu rencontrer deux conseillers du président de la République et le porte-parole du ministère de la Défense. » « Nous souhaitions interpeller l’autorité morale du président de la République pour qu’il réponde à deux questions : puisque la France défend la spécificité de navire de guerre du Clemenceau, considère-t-il que l’amiante militaire est moins dangereux que l’amiante civil ? Puisque les chantiers de démolition n’ont pas d’infrastructures de désamiantage, considère-t-il que l’amiante est moins dangereux en Inde qu’en France ? » a déclaré Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.
La délégation s’est dite « affligée par l’amateurisme du ministère de la Défense en charge du dossier. » « Chaque pression de l’opinion publique conduit le ministère de la Défense à intégrer ici un ingénieur, là un contrôleur. Contrairement aux déclarations précédentes, il apparaît clairement que ni repérage, ni plan de retrait de l’amiante n’avait jamais été envisagé. C’est l’amateurisme et le cynisme absolu » a ajouté Michel Parigot, président du Comité anti-amiante Jussieu. François Desriaux, président de l’Andeva, a conclu par ces mots « Le gouvernement français ne mesure absolument pas l’importance des enjeux soulevés. Il n’a aucun argument sérieux sur la sécurité et la santé des travailleurs indiens qui seront exposés à des centaines de tonnes d’amiante. Victimes et associations vont continuer à lutter contre ce scandale ».
Jeudi dernier, le ministère de la défense précisait de son côté que « parti le 31 décembre 2005 de Toulon, ont été retirées au préalable de l'ancien porte-avions 115 tonnes de produits contenant de l'amiante sur un total estimé à 160 tonnes. Restent environ 45 tonnes de produits amiantés soit 0,2 % de la masse du navire (22 000 tonnes). Le navire ne comporte ni hydrocarbures, ni PCB (polychlorobiphényls), ni un quelconque agent polluant. » |
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