J'ai relevé des infos sur le livre de Marion Kaplan : "Alimentation sans gluten, sans laitages, sauvez votre santé" aux éditions Jouvence qui si j'en avais pris connaissance plus tôt, m'aurait évité bien des désagréments de santé.
Afin que vous sachiez ce qu'est l'intolérance à ces deux protéines, j'ai souhaité partager quelques lignes de son livre avec vous...
D'autres articles viendront étoffer tous ces arguments au fur et à mesure : à lire avec modération, à votre rythme sans prise de tête.
N'hésitez pas à me poser des questions qui m'aideront à m'aiguiller sur les prochaines infos à vous donner
L’intolérance au gluten qu’est ce que c’est
L’intolérance au gluten a été découverte juste après la seconde guerre mondiale, en Hollande. Les médecins remarquèrent alors que de nombreuses maladies avaient disparu pendant la guerre pour réapparaître par la suite. Quel était donc le coupable de ces maux ?
Après de nombreuses enquêtes alimentaires, ils s’aperçurent que ces troubles étaient dus à la réintroduction des farines et du pain dans l’alimentation.
Il fallut encore quelques année pour comprendre quelle était la molécule toxique contenue dans le blé : il s’agissait du gluten.
D’autres céréales furent également incriminées : l’orge, le seigle, l’avoine et, plus récemment le kamut et l’épeautre
Le gluten - ou gliadine, qui veut dire colle – est un liant qui permet d’obtenir une liaison dans de nombreuses préparations : pains, pâtes, pizzas, pâtisseries, mais aussi charcuteries, plats préparés, terrines, etc…
Vouloir faire du pain ou des pâtisseries sans gluten est très ardu car sans colle, la préparation ne tient pas et se délite rapidement.
Les études actuelles permettent d’affiner les degrés d’intolérance : on parle donc d’allergies, d’intolérance ou de sensibilité au gluten.
- on évoque l’allergie lorsque la réaction est immédiate : boutons, rougeurs, urticaires, oedèmes de Quincke, asthme…
- on parle d’intolérance quand la sensibilité est retardée. La réaction peut se manifester dans les trois jours : ballonnements, colite, gaz, fatigue, insomnie, migraine…mais certaines personnes peuvent être intolérantes sans le savoir et sans manifestations digestives apparentes. Elles le découvriront peut être lors d’une maladie si leur médecin pense à effectuer les analyses adéquates.
- la maladie coeliaque est la forme la plus grave de l’intolérance au gluten car elle génère des affections irréversibles, comme : ostéoporose, diabète, thyroïdite, cirrhose du foie, cancer digestif. Elle aboutit à la destruction des villosités intestinales.
Un intestin normal couvre environ 300m² de surface. Sa longueur, de 8 à 10 mètres, se déploie sur cette grande surface grâce aux villosités, qui sont comme des petits doigts gorgés de sang.
Imaginez une moquette berbère très épaisse dont les fils représenteraient ces fameuses villosités. Si vous faites tomber un verre de vin, les filaments en absorbent instantanément le liquide. En revanche, si la boisson tombe sur un carrelage, il en résulte une large flaque qui n’est pas absorbée.
Il en va de même pour notre intestin : le gluten attaque les villosités année après année et l’on se retrouve avec une paroi lisse et une surface d’absorption de quelque mètres carrés seulement ! et les conséquences sont nombreuses : carences, réactions immunitaires due à l’inflammation permanente, attaque des systèmes nerveux, digestif, endocrinien, tendino-musculaire et osseux.
Le mécanisme de la maladie coeliaque est immunologique : le système immunitaire déclenche une réaction au niveau de l’intestin qui aboutit à la destruction des villosités. Ce n’est donc pas l’aliment lui-même qui agresse la paroi, mais la réaction de l’organisme à l’aliment.
Le seul traitement connu aujourd’hui est l’arrêt total des aliments contenant du gluten. Ce sevrage peut être momentané (de 1 à 6 mois) ou définitif.
Pour accompagner un tel changement alimentaire, il est souhaitable de prendre simultanément certains remèdes qui ont le pouvoir de reconstituer l’écosystème intestinal et de régénérer la perméabilité membranaire.
Comment fait-on le diagnostic de la maladie coeliaque ?
Par une fibroscopie et une biopsie.
Des prélèvements s’effectuent au niveau du duodénum. Pour effectuer correctement ce test, il faudrait procéder à un minimum de six prélèvements dans différentes zones de l’intestin car les réactions sont plus ou moins fortes en fonction de l’endroit testé.
Ce test est très contraignant et nécessite une anesthésie totale.
Il y a également les marqueurs sérologiques qui permettent de retrouver des anticorps contre la gliadine du blé. Si les anticorps sont positifs, vous êtes certains d’avoir contracté la maladie coeliaque et s’ils sont négatifs, vous êtes peut être sensible ou intolérant au gluten.
Pourquoi est il important de diagnostiquer la maladie coeliaque ?
- Tout d’abord, pour être reconnu par la sécurité sociale qui accorde, le cas échéant, un remboursement partiel des produits achetés sans gluten.
- Ensuite, c’est vital pour les enfants car ils pourront justifier de leur intolérance devant toutes sortes d’administrations, notamment les cantines.
- Si vous continuez malgré tout à manger du gluten, alors que vous avez vérifié votre intolérance, vous risquez de contracter les maladies citées plus haut et cela peut aller jusqu’au cancer digestif.
Cette maladie doit donc être prise au sérieux et les personnes qui en souffrent devront éviter le gluten à vie, même, si au bout de quelques temps, elles ne présentent plus de symptômes digestifs lorsqu’elles consomment des aliments qui en contiennent. La maladie coeliaque se guérit en en mangeant plus jamais du gluten.
Les médecins psychiatres devraient systématiquement faire un dépistage d’intolérance au gluten lorsqu’ils sont confrontés à une maniaco-dépression, une dépression, une hyperactivité, une hystérie, un autisme, une schizophrénie.
Pourquoi consommer des anti dépresseurs et des psychotropes alors qu’il suffirait d’arrêter de manger du gluten pour guérir des dépressions graves ?
De nombreuses maladies irréversibles (thyroïdite, diabète, ostéoporose) pourraient être évitées en faisant à temps une analyse de détection.
Les cas de fatigue chroniques devraient interpeller plus souvent les médecins quant à une éventuelle intolérance au gluten.
Que se passe-t-il au niveau de l’intestin ?
Les aliments arrivent dans l’intestin grêle, amalgamés avec les sucs biliaires et pancréatiques qui transformeront les protéines (macromolécules) en peptides (micromolécules).
Ces dernières sont des petites protéines qui, à leur tour, seront métabolisées en oligopeptides, qui finiront eux-mêmes, par être transformées en acides aminés.
Le gluten contient beaucoup d’acides aminés qui ont la propriété de gêner le fonctionnement des enzymes digestives.
Finalement, qu’est ce que c’est qu’une protéine ?
C’est une chaîne d’acides aminés liés les uns aux autres.
L’enzyme a le pouvoir de couper cette chaîne pour en créer une plus petite. Mais certains acides aminés (dont la gliadine) entravent le fonctionnement enzymatique et gênent la coupure.
L’organisme éprouve alors davantage de difficultés pour effectuer correctement ces transformations en oligopeptides et acides aminés.
On se retrouvera alors avec des oligopeptides qui ne peuvent être absorbés et qui stagnent dans l’intestin.
Le bon fonctionnement des enzymes digestives dépend de plusieurs facteurs :
- tout d’abord génétiques, car la maladie coeliaque est souvent transmissible,
- ensuite de la consommation suffisante de protéines nobles (viandes, poissons, œufs),
- ainsi que de la présence abondante de minéraux dans l’alimentation comme le zinc et le magnésium, qui sont les principaux catalyseurs de ces réactions.
L’organisme ne doit pas contenir de métaux lourds, en particulier de mercure, car celui-ci à la particularité de se fixer aux enzymes et de bloquer l’action enzymatique du corps entier. En effet, il occupe alors la place des catalyseurs, et une fois attaché à l’enzyme, il en entrave le bon fonctionnement.
Quand l’écosystème intestinal est perturbé, la digestion enzymatique fonctionne mal et l’ensemble de l’organisme se trouve menacé.
Certains peptides gênent le fonctionnement de la sérotonine, neurotransmetteur indispensable au fonctionnement correct du cerveau et au bon équilibre psychologique.
Un manque de sérotonine aboutit à des dépressions, de l’hypersensibilité, de l’émotivité exacerbée, des problèmes respiratoires, de l’hypotension et une dépendance au pain et au lait.
On retrouve une grande partie de ces symptômes dans la spasmophilie. Il ne suffit donc pas de se supplémenter en magnésium pour aller mieux, mais il faut supprimer aussi totalement le gluten pour que le cerveau ait des chances de fonctionner normalement.
Le gluten et la perméabilité intestinale.
Associés à une mauvaise hygiène alimentaire, les métaux lourds entraînent à terme des troubles de la perméabilité intestinale.
Quand on sait que la couche de cellules dans l’intestin est plus fine qu’un papier à cigarettes et que c’est elle qui nous protège des agents extérieurs, il y a de quoi trembler.
La peau par exemple, comprend de nombreuses couches de cellules cornées qui nous permettent de nous protéger .Quand vous trempez votre main dans l’eau, celle-ci ne rentre pas dans notre organisme !
L’intestin contient des cellules qui sont jointes les unes aux autres de manière à ne laisser passer que les micro-molécules.
Quand celles-ci ont été agressées, année après année, par une alimentation non conforme, les espaces entre les cellules s’agrandissent et laissent passer des macromolécules et des substances indésirables (peptides, bactéries).
Ces dernières entraîneront alors des réactions inflammatoires dans l’intestin et créeront des perturbations immunitaires.
Tous les troubles du transit intestinal, les phénomènes allergiques, les infections à répétition, les troubles du comportement…devraient faire penser à une intolérance au gluten, à la caséine ou aux deux.