Caroline Biologique

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| Sujet: La troisième année de sécheresse se confirme Mar 21 Fév 2006, 9:20 am | |
| Une troisième année de sécheresse se confirme en France. La pluviométrie du mois de janvier 2006 confirme les perspectives d'une troisième année de sécheresse consécutive en France cet été. La ministre de l'écologie, Nelly Olin, et le ministre de l'agriculture, Dominique Bussereau, réunissent aujourd’hui mercredi 15 février 2006, à Paris, le Comité sécheresse afin de déterminer les prochaines mesures de restriction. La sécheresse est jugée préoccupante par les experts qui confirment les perspectives d'une troisième année de sécheresse consécutive.
La tendance actuelle inquiète sérieusement les experts. "Après un automne sec, le mois de janvier a été globalement très déficitaire sur l'ensemble de la France, sauf sur l'extrême sud, où la pluie et la neige sont tombées en abondance les derniers jours du mois", constate Michel Schneider, responsable des analyses du climat à Météo France. "Ailleurs, le déficit est généralisé. On se retrouve dans une situation analogue à celle de l'an dernier et même plus préoccupante", souligne-t-il.
Les spécialistes estiment que même des pluies soutenues, tombant jusqu'au début de mai, ne suffiraient pas à combler le déficit dans la plupart des régions. Météo France n’a d’ailleurs pas envisagé de telles précipitations pour les mois à venir. "La recharge des nappes, en fin d'automne et début d'hiver, a été pour l'instant extrêmement faible sinon nulle en beaucoup d'endroits et la situation, qui fait suite à une année particulièrement sèche, a empiré", affirme Yves Noël, du Bureau de recherches géologiques et minières. "Le niveau des nappes s'est au mieux stabilisé en janvier, ou a continué à baisser. On se retrouve dans beaucoup d'endroits pour cette période de l'année dans une situation qu'on ne rencontre que tous les dix ans et même plus", ajoute-t-il.
Dans le détail, les nappes les plus asséchées se trouvent dans le Bassin parisien avec une forte baisse du niveau de la nappe de la Craie, dans le sud et l'ouest de la région Centre, le Nord-Poitou, en Champagne-Ardennes et au nord de la région Rhône-Alpes. Si certaines nappes, de tailles plus réduites, peuvent se recharger rapidement en cas de pluies abondantes, ce ne sera pas le cas des plus grandes dont la Craie, la Beauce ou l'Alsace. Ces dernières fluctuent sur plusieurs années.
Le 5 janvier 2006, la ministre de l'écologie, Nelly Olin, avait déjà annoncé, pour cet été, des mesures de restrictions "beaucoup plus draconiennes que l'an dernier", en n'excluant pas des "coupures d'eau potable". Elle devrait donc maintenir sa position et renouveler l’appel d’économie d’eau aux agriculteurs. Elle les encourage, notamment, à renoncer aux plantes trop gourmandes en eau, en particulier le maïs, qui doit être irrigué lorsque l'eau manque le plus. L’Etat prévoit aussi de verser environ 220 millions d'euros d’indemnités pour la sécheresse de l’année 2005.
Le mois de juillet ainsi que les deux premières décades du mois d'août ont été plus sèches que d'ordinaire dans de nombreuses régions. En conséquence, la situation hydrologique demeure tendue. Le nombre des départements dans lesquels des mesures de restriction des usages de l'eau ont été prises a dû être porté à 71, contre 69 à la mi-août.
Par ailleurs, la commission nationale des calamités agricoles qui s'est réunie le jeudi 9 février 2006 a reconnu de nouveaux sinistres liés à la sécheresse. Elle a examiné les dossiers de demande de reconnaissance pour de nouveaux sinistres et a notamment émis un avis favorable aux demandes émanant des départements d'Indre-et-Loire et de l'Yonne au titre des pertes dues à la sécheresse 2005 (reconnaissance portant sur une partie de ces deux départements) et de l'Aude et les Pyrénées-Orientales pour les conséquences des inondations de novembre 2005 et janvier 2006.
Une première enveloppe de 1,26 millions d'euros de crédits d'indemnisation est mise en place pour ces sinistres. Sur les suites de la sécheresse de l'été 2005 des acomptes sur indemnisations avaient déjà été versés aux 46 départements reconnus sinistrés antérieurement. 20 (listés ci-dessous) d'entre eux ont présenté à la commission du 9 février des demandes complémentaires pour solder leurs dossiers individuels. Les représentants des organisations professionnelles agricoles ont noté avec satisfaction qu'une deuxième tranche de crédits d'indemnisation, à hauteur de 86 millions d'euros, permettra ainsi de payer la totalité des demandes, conformément aux engagements de Dominique BUSSEREAU, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche.
Cette attribution de crédits, rendue possible par un abondement exceptionnel du fonds national de garantie des calamités agricoles par le budget de l'Etat, témoigne de la volonté du Gouvernement de répondre rapidement aux attentes des exploitants sinistrés. Grâce à cette dotation, ainsi que l'avait annoncé Dominique BUSSEREAU lors de son récent déplacement en Auvergne, les besoins actuels d'indemnisation des pertes dues à la sécheresse de 2005 vont donc être couverts dans les 20 départements concernés (listés ci-dessous), et ce moins de 6 mois après les premières manifestations du sinistre.
Dans les autres départements, où l'instruction des déclarations individuelles de pertes est en cours, l'indemnisation des sinistrés va se poursuivre selon les mêmes conditions. Les crédits nécessaires seront mis à la disposition des directions départementales de l'agriculture et de la forêt au fur et à mesure de leurs besoins.
20 départements bénéficiant d'une nouvelle enveloppe d'indemnisation : Hautes-Alpes, Ardèche, Cantal, Charente, Charente Maritime, Corrèze, Cote d'Or, Creuse, Drôme, Indre, Isère, Loire, Haute Loire, Lozère, Puy de Drome, Hautes Pyrénées, Rhône, Deux Sèvres, Vienne Haute, Vienne. |
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