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La crise de l'eau n'est pas une fatalité

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violette
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MessageSujet: La crise de l'eau n'est pas une fatalité   Sam 01 Juil 2006, 11:02 pm

Un rapide calcul montre que nous répandons chaque année, sur les sols de France, 15 millions de tonnes d'engrais tertiaires (Azotes, phosphates, potassium)
La surface agricole de notre pays est d'environ 30 millions d'hectares, mais on sait que seulement 15 à 20 millions sont cultivés de manières intensives et reçoivent l'essentiel de ces sels chimiques. Ce qui signifie que les surfaces cultivées reçoivent en moyenne plus d'une demi tonne d'engrais à l'hectare.

Lorsque l'on sait que les plantes cultivées ne peuvent en absorber que quelques dizaines de kilos par an et par hectare, on mesure l'ampleur du gâchis auquel on est confrontés, et on ne peut s'étonner de voir ces millions de tonnes inutiles affluer dans les rivières et réseaux souterrains.

C'est ainsi que, pour les seuls nitrates, 2,5 millions de tonnes pénètrent chaque année dans les nappes phréatiques.

Les élevages industriels sont également très polluants, par exemple, l'élevage en Bretagne, qui ajoute aux engrais chimiques des millions de tonnes de ses lisiers. De la baie de Saint Brieuc, baptisée à juste titre "la baie des cochons" en passant l'Ile et Vilaine et le Morbihan, nous avons en moyenne sur l'ensemble du territoire quelques 5 000 communes où l'eau n'est plus potable.
Cette importante production de lisier pourrait être avantageusement remplacée, si les éleveurs employaient de la paille pour la litière, l'on obtiendrait ainsi du fumier, qui après un bon compostage, serait une bonne fertilisation supprimant l'emploi des engrais chimiques.

L'altération de la qualité des eaux peut se manifester de manière inattendue, longtemps après une pollution, ce qui confirme que tout ce que l'homme met en oeuvre dans cet univers fermé a des répercussions inéluctables à plus ou moins long terme.

Le sable entre, pour 50 à 70% dans la composition de la terre végétale, donnant une idée de la masse des sols hier encore fertiles. L'activité humaine a souvent précipité l'appauvrissement du sol.

Le taux d'humus dans les régions surexploitées baisse, pendant que l'humidité ambiante s'affaiblit avec la raréfaction de la végétation génératrice des usages porteurs d'eau, puis le sable, n'étant plus retenu par cette substance colloïdale qu'est l'humus, devient instable et recouvre le terrain.

Dans notre hexagone, le taux d'humus, en quelques décennies, est passé de 5% à 0,8% avec la déforestation, cela provoque sans aucun doute des modifications climatiques importantes, et un déséquilibre dangereux pour la vie.

Les nitrates sont depuis plus de 30 ans sur la sellette, alors que l'on commence seulement à découvrir que la pollution des pesticides a fini par atteindre aussi les nappes phréatiques.

Dans un rapport de l'INSERM intitulé "eau et santé", des scientifiques écrivent en 1980 : "les concentrations élevées de nitrates dans l'eau ont été mises en cause dans la genèse de certains cancers, notamment ceux de l'appareil digestif"...

Ecrit par mon ami Jean Peneaud, parti trop tôt pour m'expliquer des tas de choses, alors il ne me reste plus que ses écrits Sad
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Sel
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MessageSujet: Re: La crise de l'eau n'est pas une fatalité   Dim 02 Juil 2006, 2:32 pm

Bien vrai tout ça ! Crying or Very sad
Hier j'ai été me promener dans la campagne en vélo avec madade Sel. Nous avons longé un grand champ de maîs en train de pousser ! L'odeur de chimie qui s'en dégageait nous à tout à la fois dégouté et mis en colère ! Mad
Mais ou faut -il aller pour respirer le bon air de la campagne d'antan ? Crying or Very sad
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